
Auteur : Tôru Fujisawa
Genre : Shonen (humour)
Année de création : 1997
Maison d'édition française : Pika
Nombre de volumes sortis au Japon : 25 (Terminé)
Nombre de volumes sortis en France : 25 (Terminé)
Version anime : Sudio Pierrot
Nombre d’épisode : 43 (Terminé)
Histoire :
Eikichi Onizuka, 22 ans, voyou, chef d’un gang de motards, l’un des plus respectés Yankees de Shonan et toujours puceau est sans emploi et échoue à son énième entretien d’embauche. Son attitude de zoku (bosozoku en japonais: racaille) y est sans doute pour quelque chose mais aussi le fait qu’il sorte d’une université de seconde zone, la faculté d’Eurasia. Un jour, au centre commercial, alors qu’il s’adonne à son activité préférée, regarder sous les jupes de filles lorsqu’elles montent l’escalator, il se fait aborder par une de ces jeunes filles. Celle-ci n’y va pas de main morte puisqu’elle fait ouvertement du rentre dedans à Onizuka. La collégienne ayant remarqué qu’il regardait sous sa jupe lui impose comme dédommagement de l’inviter à déjeuner ce qu’il accepte. Il lui raconte alors, pour l’impressionner, qu’il est en fait très riche et possède une très bonne situation professionnelle. A la fin de leur repas, il lui donne son numéro en sachant très bien qu’elle ne le rappellera pas. Et pourtant peu de temps après s’être quitté, elle lui envoie un message lui demandant un autre rendez-vous. Onizuka «emprunte » à sa façon une BMW et l’emmène faire une ballade. Pendant le trajet qui les conduit vers le karaoké d’un hôtel chic, elle lui raconte qu’elle s’est disputée avec son petit ami ce qui fait plutôt les affaires d’Eikichi. Une fois à l’hôtel, prenant son courage à 2 mains, il lui demande de le quitter pour lui et c’est à ce moment là que la jeune fille reçoit un message « Je suis dehors, je t’attends ». Sans se poser de question, elle courre rejoindre son copain qui s’avère être… son prof, un homme d’une quarantaine d’année, petit, vieux et moche ! Tout d’abord choqué, il se décide alors de se diriger vers une carrière dans l’enseignement dans le but avoué de pouvoir sortir à l’age de 40 ans avec une jeune collégienne de 16 ans. Et oui apparemment rien de plus simple que de sortir avec des filles lorsqu’on est leur professeur, c’est en tout cas ce qu’il pense à ce moment là.
Après avoir suivi la formation avec succès (c’est un autre qui a passé les examens à sa place), il commence son stage à l’école Musashino. Après quelques déboires lors de ses premiers jours notamment avec Nanako et certains de ses camarades il finit ses 2 semaines de stage et part à la recherche d’un nouvel établissement. Aucun problème se dit-il, seulement il se trompe, pour intégrer un établissement public il doit passer le « concours d’admission des enseignants ». Le temps qu’il s’en rende compte, il est trop tard et les rêves d’Onizuka s’envolent. Enfin presque, il reste bien une solution… se faire embaucher dans un lycée privé. Justement il en trouve un qui ne recrute que sur entretien oral, pratique pour lui qui n’a aucun diplôme. Il s’y rend donc et sur le chemin vient en aide à une jeune femme aux prises avec un satyre et lui assène un violent coup de tête. Il apprend qu’Azusa Fuyutsuki, c’est son nom, passe elle aussi l’entretien d’embauche pour le poste d’enseignant. Petit problème, le sous directeur avec qui il a rendez vous est l’homme qu’il a frappé dans le bus. Malgré ça, la secrétaire générale de l’école Kisshô est persuadée que seul Onizuka est capable de régler les problèmes qui gangrènent son établissement : violence, drogue et absentéisme. Une seule condition cependant, qu’Eikichi habite au sein même du lycée. Il devient alors le professeur des fameux 3è-4, la pire classe que cette école ait connue et qui a fait craquer plus d’un enseignant avant lui. Leur but ? Faire virer Onizuka. Il devra alors se faire accepter et surtout gagner leur confiance, chose difficile pour des élèves qui ne croient plus en l’éducation et encore moins en des adultes qui n’ont fait que les décevoir…

Personnages Principaux :
Eikichi Onizuka: A 22 ans ce jeune homme (toujours puceau pour l’anecdote) est évidemment comme vous vous en doutez pas un enseignant comme les autres. Son passé de Zoku, ses méthodes musclées, son humour, sa passion pour les jeux vidéos, sa façon de traiter avec ses élèves d’égal à égal, en font un prof atypique. Il se dévoue totalement à sa classe et même si ce qui l’a attiré dans l’enseignement (pouvoir sortir avec une de ses jeunes élèves) n’est pas très conventionnel, il trouvera dans ce job sa véritable vocation. Prof d’éducation civique mais aussi professeur principal de la fameuse 3ème-4, classe réputée difficile, il saura rallier à lui tous les élèves les plus têtus, ou plutôt les plus déçus du système scolaire et devenir le GREAT TEACHER Onizuka, le meilleur prof du Japon.
Azusa Fuyutsuki: Elle a été embauché en même temps qu’Onizuka. Seule différence, elle sort d’une grande université, une des meilleures du Japon. Mais les diplômes ne font pas tout et elle va vite s’en apercevoir. Elle arrivera plus ou moins facilement à se mettre les garçons de sa classe dans la poche, sans doute grâce à son physique mais pour les filles cela s’avère beaucoup plus compliqué. Elle est réellement passionnée par son métier mais sa trop grande timidité alliée à sa naïveté font qu’elle n’est pas respectée comme elle le voudrait c’est pourquoi elle demande souvent conseil à Onizaka qu’elle admire.
Hiroshi Uchiyamada: Sa première rencontre avec Onizuka lui fut plutôt douloureuse (coup de tête), la seconde aussi me direz-vous (je vous laisse le plaisir de le découvrir ^^)… On comprend mieux alors pourquoi Mr Uchiyamada ou « Crâne d’œuf » fait parti des personnes prêt à tout pour faire bannir ce « parasite » de l’enseignement.
Ryoko Sakurai: C’est la secrétaire générale de l’école Kisshô. C’est un soutien de taille pour Onizuka puisque c’est elle qui a décidé de l’embaucher. Elle est persuadée que seul lui pourra venir à bout des problèmes qui s’accumulent avec les élèves et pour cela elle est prête à le couvrir autant de fois qu’il le faudra.
Kunio Murai: Leader de la révolution lors de l’arrivée d’Onizuka. Il sera pourtant le premier à se rallier à lui. Il est d’une jalousie maladive lorsque l’on parle de sa mère Julia Murai (27 ans, elle a eu Kunio à l’age de 13 ans…) et il ne voit pas d’un très bon œil le rapprochement entre sa mère et son professeur.
Yoshito Kikuchi: Kikuchi est ce qu’on pourrait appeler un génie de l’informatique et surtout spécialiste des photos montages c’est d’ailleurs ce qui va le rapprocher d’Onizuka. Il voit en ce professeur quelqu’un capable de rétablir la confiance dans la classe des 3ème-4 et pour cela il l’aidera en le sortant un nombre incalculable de fois de ses embrouilles.
Urumi Kanzaki: On évoque son nom et toute la salle des professeurs commencent à trembler. Avec son visage d’ange et son QI dépassant les 200, elle est la pro du terrorisme scolaire. En effet, elle n’a qu’une idée en tête, faire payer ces profs qui ne pensent qu’à eux et non à aider leurs élèves. Arrivée tardivement dans le manga, elle s’en prendra évidemment à Onizuka. Le combat s’annonce rude.
Voici une rapide présentation des personnages principaux du manga GTO. Il en reste tout de même un certain nombre que je n’ai pas mentionné ici. Pour cela, plongez-vous dans le manga.

Avis:
Drôle, attachant, parfois à la limite du pervers voila pourquoi GTO plait autant. Enfin ce n’est pas tout à fait vrai. Si ce manga a eu un tel succès c’est sans doute dû à la volonté de son auteur, Tôru Fujisawa, de peindre un tableau des plus réalistes de la société japonaise dans son ensemble et des angoisses de la nouvelle génération en particulier. Refusant de reproduire le schéma de leurs parents, qu’ils voient se tuer au travail et sacrifier ainsi leur vie de famille, cette jeunesse sans trop de repère, est souvent plongée dans une extrême solitude. C’est aussi une critique du système scolaire japonais, certainement le plus dure et le plus strict au monde quand on sait que la plupart des jeunes japonais en sortant de leurs établissements respectifs repartent travailler au sein de lycée privée afin de rentrer dans les meilleures universités. La part d’inégalité sociale dans ce système est énorme mais ceci est un autre sujet. Toujours est-il que le succès de cette œuvre dans le monde a été tel, qu’une série animé a vu le jour, celle-ci reprenant le début de la trame pour finalement quelque peu s’en éloigner mais aussi une série Live (sitcom) de 12 épisodes et un film. GTO est donc un très bon manga au style graphique pourtant assez peu novateur, on regrettera même une trop grande similitude dans le design de certains personnages.







